PATRIMOINE · BRUXELLES-VILLE
Maison Saint-Cyr
Maison de Gustave Strauven, square Ambiorix. Le relevé Google la marque ouverte en continu : c'est la façade, pas un musée.
Pourquoi aller à la maison Saint-Cyr ?
Au square Ambiorix 11, dans le quartier des Squares, la maison Saint-Cyr se distingue immédiatement par sa minceur et par son fer forgé. Gustave Strauven l’a construite vers 1903 pour le peintre Georges de Saint-Cyr, alors qu’il était lui-même un architecte très jeune, formé dans l’atelier de Victor Horta. La façade monte sur plusieurs niveaux dans un espace très contraint : bow-windows en saillie, balcons ouvragés, ornements végétaux en métal travaillé. La largeur du lot est particulièrement réduite, ce qui a poussé Strauven à jouer en hauteur et à densifier les détails sur toute la surface disponible. Le résultat est une des maisons Art nouveau les plus expressives de Bruxelles, visible depuis le trottoir d’en face sans entrée payante et sans horaire de musée.
L’Art nouveau bruxellois du début du XXe siècle a laissé plusieurs maisons remarquables dans cette partie de la ville. La maison Saint-Cyr appartient à un ensemble plus large de constructions qui jalonnent le quartier des Squares, chacune avec ses propres caractéristiques. Celle-ci se remarque par son caractère particulièrement élaboré, sa façade travaillée comme une dentelle de métal sur fond de pierre. Google la marque ouverte vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept : ce relevé décrit un bâtiment situé dans la rue, pas une institution avec un guichet ou des horaires de visite guidée.
Que voir à la maison Saint-Cyr
La maison se regarde depuis le square, côté jardins. Le trottoir d’en face donne le meilleur recul pour apprécier la composition d’ensemble. Voici les cinq points à observer :
- la façade étroite, structurée par le fer forgé qui court du rez-de-chaussée au dernier niveau, formant la colonne vertébrale de la composition ;
- les bow-windows en encorbellement, caractéristiques du vocabulaire de Strauven et de l’influence de son maître Horta ;
- les ornements floraux en métal, liés à l’esthétique Art nouveau du tournant du siècle, qui donnent à la façade son caractère végétal et organique ;
- le contraste avec les immeubles voisins, plus classiques dans leur traitement, qui font ressortir la composition de Strauven d’autant plus nettement ;
- le square Ambiorix lui-même, avec ses pelouses et ses allées plantées dans un cadre de fin XIXe siècle qui prolonge naturellement la promenade.
Prévoir une dizaine de minutes pour faire le tour du square et regarder la façade sous différents angles. La lumière du matin éclaire bien la façade, orientée à l’est. La nuit, les réverbères donnent une silhouette d’ensemble, mais les détails du fer forgé se perdent dans l’obscurité : préférer la visite en journée pour apprécier la finesse du travail.
Préparer un passage au square Ambiorix
Il n’y a pas de billet à acheter ni d’heure à respecter. La façade donne sur la rue et se regarde librement depuis le trottoir, à toute heure. Google affiche les horaires 24 h/24, ce qui reflète exactement cette situation : un bâtiment dans la rue, pas un espace intérieur ouvert au public avec des conditions d’accès particulières. Il n’y a pas de numéro de téléphone associé à la fiche et aucun guichet sur place. La fiche officielle est disponible sur visit.brussels.
Pour venir en transport en commun, le métro Schuman (lignes 1 et 5) est le point de départ le plus pratique. Depuis la station, on remonte vers le nord-est en direction du quartier des Squares. La rue des Confédérés et la place Marie-José sont des repères utiles dans ce secteur. Le square Ambiorix est à quelques minutes à pied depuis Schuman. Des bus desservent également le quartier pour ceux qui viennent d’une autre direction.
Le quartier des Squares mérite une promenade plus large après la maison Saint-Cyr. Plusieurs immeubles Art nouveau et éclectiques jalonnent les rues alentour, et les squares eux-mêmes offrent un cadre agréable pour flâner entre deux adresses. La maison Saint-Cyr est distincte de l’hôtel Tassel et de l’hôtel Solvay, deux autres références de l’Art nouveau bruxellois situées dans le quartier Louise, de l’autre côté de la ville : si vous souhaitez les voir, il faut prévoir un trajet séparé.
Autour de la maison Saint-Cyr
À Etterbeek, la maison Cauchie est une autre façade Art nouveau à découvrir dans le même séjour bruxellois. Construite en 1905 par Paul Cauchie pour lui-même, rue des Francs, elle se distingue par ses sgraffites et ses décors peints en façade, une technique très différente du fer forgé de Strauven. Les deux maisons ne sont pas dans le même quartier et ne se rejoignent pas à pied sans un détour significatif, mais elles se complètent bien dans une demi-journée consacrée à l’Art nouveau de la capitale.
Le parc du Cinquantenaire est accessible à pied depuis le square Ambiorix en quelques minutes. Le parc s’étend autour de l’arc de Triomphe dans une configuration paysagère de fin XIXe siècle, avec de larges allées et des espaces verts ouverts. C’est une prolongation naturelle après la maison Saint-Cyr, que ce soit pour une promenade entre les pelouses ou pour visiter un des musées du site qui bordent le parc.
Ce qu’en disent les visiteurs
Sur Google, Maison Saint-Cyr obtient 4,6/5 pour 136 avis (relevé en septembre 2026). Une note très élevée, portée par un volume d’avis qui la rend solide.
Questions fréquentes
Peut-on visiter l'intérieur ?
Pas comme un musée ouvert. Le relevé dit 24 h/24, ce qui correspond à un bâtiment dans la rue, pas à des salles. La façade se voit du square.
Qui a construit la maison ?
Gustave Strauven, tout jeune, vers 1903, pour l'hôtel particulier du peintre Georges de Saint-Cyr. Le fer forgé et les bow-windows sont le motif.
Où est le square Ambiorix ?
Dans le quartier des Squares, à l'est du pentagone, près de la rue des Confédérés. Ce n'est pas le Sablon.
La maison Cauchie est-elle à côté ?
Non. Cauchie est à Etterbeek, rue des Francs. Ambiorix est plus au nord. Les deux se font dans la même demi-journée en transport, pas à pied pressé.
Comment venir ?
Métro Schuman, puis la marche vers le square, ou le bus du quartier des Squares.